Depuis cette année, en France, existe le code de l’animal.

Dans ce code, la condition animale est mise à nue. Il nous confronte à la violence légale.

Dans notre droit actuel, les animaux sont d’abord bons à tuer ! Ce que le législateur réglemente ce sont effectivement les conditions et les procédures de mise à mort d’animaux figurant sur des listes que nous établissons sur base de traditions, de plaisirs et de prétendue nécessité alimentaire.

Aujourd’hui, au Luxembourg comme dans de nombreux pays européens, nous sommes davantage informés sur la condition animale, mais nos dirigeants que font-ils ?

Nous constatons qu’aujourd’hui, la loi sur la protection des animaux n’est toujours pas votée et que le dernier document publié est le rapport de la commission de l’agriculture, de la viticulture, du développement rural et de la protection des consommateurs daté du 11 mai dernier.

On nous martèle depuis des mois voire des années que le projet de loi en question a pour objectif d’assurer la dignité, la protection de la vie, la sécurité et le bien-être des animaux. Le point marquant de cette nouvelle loi est l’introduction de la notion de dignité et de sécurité de l’animal. Qu’en est-il ?

Ce projet de loi était initialement tout à fait louable dans la mesure où, sous certains aspects, il allait beaucoup plus loin que ne l’exige la réglementation européenne.

Cependant, la chambre d’agriculture s’est rapidement manifestée pour rappeler que « ces règles protectrices des animaux au niveau national en matière de bien-être animal auraient des répercussions négatives sur la compétitivité entre éleveurs et risqueraient d’aboutir à une délocalisation de certaines productions vers les pays ayant une réglementation moins stricte ».

La loi du marché va-t-elle encore l’emporter sur l’intérêt des animaux ? Bruxelles détermine le cadre légal de la protection animale en Europe mais rien n’empêche le Luxembourg, comme d’autres pays européens, d’aller plus loin dans la démarche et de devenir un exemple dans le domaine de la protection animale, en se différenciant et en ouvrant le pas à une plus grande prise de conscience de la souffrance animale !

Finalement, quels sont les animaux concernés par ces avancées en matière de protection de leur bien-être ?

  • certainement pas ceux concernés par la chasse et la pêche …
  • ceux que nos dirigeants considèrent comme nuisibles …
  • ceux que nous élevons et abattons dans des conditions que nous jugeons les plus dignes possibles pour satisfaire à notre consommation ou plutôt notre surconsommation …
  • ceux que nous exposons dans les cirques pour nos plaisirs égoïstes !

La liste est longue, il est temps de se remettre en question, de se poser les vraies questions, de redéfinir nos besoins et nos comportements, de manifester notre opposition face aux règles régissant le fonctionnement du marché unique européen, de s’affirmer et de faire entendre sa voix !